WSL : Quand le surf fait (encore) peau neuve
- 1 déc. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 31 déc. 2025
Pour la saison 2026, la World Surf League change une fois encore de format pour célébrer les cinquante ans du surf professionnel. Zoom sur les nouvelles particularités mises en place par l’instance dirigeante de la discipline.

Gabriel Medina. © Licences Creative Commons
Ces dernières saisons, la WSL a souvent cherché à se réinventer pour garder une certaine attractivité. Si aujourd'hui, toutes les compétitions sont accessibles gratuitement en direct via Youtube, le format du Championship Tour est souvent remis en cause. Le système de playoffs ne plaît absolument pas aux aficionados qui se plaignent du fait que le suspens lors de l’ultime compétition est quasiment nul. Pour garder une certaine compétitivité tout en satisfaisant les attentes des spectateurs, Ryan Crosby, le président de la ligue, décide de changer sa formule dès 2026.
Le maintien du calendrier à douze étapes
Le nombre de compétitions reste inchangé avec douze étapes réparties à travers le globe. Cependant, la WSL joue sur la nostalgie des fans de la première heure en revenant à des éléments qui ont fait son succès. Tout d’abord, les trois étapes australiennes (Bell’s Beach, Margaret River et Snapper Rocks) reprennent leur place en ouverture de calendrier. Également, les étapes classiques de J-Bay en Afrique du Sud, Teahupoo à Tahiti et Lower Trestle aux États-Unis sont au rendez-vous. Enfin, et c’est peut-être ce qui plaît le plus aux amateurs de surf, le Pipe Masters, l’épreuve la plus mythique du surf mondial, fait son retour en ultime étape de la saison. Ainsi, les tous meilleurs surfeurs se disputeront le titre dans les tubes dangereux de Pipeline et Backdoor, comme à l’ancienne. Les neuf premières étapes correspondent à la saison régulière tandis que les trois dernières font office de playoffs. Un retour aux sources qui risque de plaire à de nombreuses personnes.
Des invités de prestiges
Cette saison, 36 hommes et 24 femmes seront présents sur le circuit. À l’issue de la saison régulière, les 24 meilleurs surfeurs et les 16 meilleures surfeuses seront qualifiés pour les phases finales.
Parmi ces grands noms du surf, on retrouve quatre invités de prestige. Il s’agit de John John Florence, l’Hawaïen triple champion du monde ; Gabriel Medina, icône du surf mondial également trois fois titré et médaille de bronze aux JO de Paris ; Carissa Moore, la surfeuse hawaïenne quintuple championne du monde et médaillée d’Or aux JO de Tokyo ; Stéphanie Gilmore, l’Australienne huit fois couronnée. Potentiellement charmés par la nouvelle formule, ces athlètes sont donc sortis de leur léthargie pour espérer s’imposer à nouveau sur la plus grande scène de leur sport. Cependant, certains leur prévoient une saison difficile due à leur manque de rythme sur les années précédentes. Une interrogation à laquelle ces quatre champions auront certainement à cœur de répondre.
Le retour du “dream tour”
Lors de la présentation de l'évolution du CT, le président Ryan Crosby s’est exprimé sur ces choix. Pour lui et son organisation, l’objectif est d’avoir un championnat toujours plus compétitif et toujours plus séduisant pour les fans et les sponsors. L’ancien commentateur sportif chez RMC Sport Franck Lacaze est séduit par le projet. “Le format de playoffs était un coupe-gorge pas du tout représentatif de ce que doit être le CT. Le nouveau format renvoie aux belles heures du surf professionnel, le dream tour (années 2000 et 2010), et est bien mieux que ce qui se faisait entre 2021 et 2025. Il y a une équité sportive avec des surfeurs qui se battront jusqu’à la fin, un calendrier varié avec des supers spots et surtout un final à Pipe, La Mecque du surf. La WSL a écouté les fans et les surfeurs et ça s’est vu avec les commentaires très enthousiastes dès l’annonce du nouveau format”.
La saison 2026 du Championship Tour de la WSL commencera le 1er avril et se clôturera le 20 décembre. De quoi permettre à tous les fans de vibrer pendant toute une année au gré des vagues et des manœuvres de leurs surfeurs et surfeuses favoris.
Jules DUMORA


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